Bonjour à tous, quelques nouvelles du groupe de rock breton Daonet. L'année 2012 s'achève, et ça aura été une année riche pour nous avec la sortie de notre album Donemat en février puis la promo et les concerts qui ont suivi jusqu'à l'été.
L'affiche et le décapsuleur korrigan offerts pour Noël
Depuis l'automne nous travaillons à quatre avec un nouveau guitariste
pour étoffer notre son sur scène et donner une nouvelle dynamique au
trio qui est désormais un quartet, comme les mousquetaires ;-)
En attendant de nous retrouver sur scène dans cette nouvelle formule, l'ensemble de notre discographie - Rok a raok et Donemat - est désormais téléchargeable sur les plateformes principales (deezer, itunes ...).
Enfin, pour ceux qui souhaiteraient (s') offrir notre musique, nous faisons cadeau du décapsuleur korrigan et de l'affiche dédicacée pour toute commande de Donemat sur notre site www.daonet.eu jusqu'au 15 décembre.
le 12ème et dernier titre de l'album Donemat reprend un dicton breton du XIXe siècle : Mont da Naoned da c'hortoz bezan daonet, qui signifie Aller à Nantes en attendant d'être damné. J'ai découvert cette phrase sur un livre (disponible ici) évoquant les migrations rurales bas-bretonnes vers Nantes aux XIXème et XXème siècles.
Venir à Nantes avant d'être damné
Cette citation évoque la douleur de la migration forcée.
Jouant dans un groupe nantais nommé Daonet, l'occasion était belle de reprendre l'expression à notre compte!
Il se trouve qu'au début des années 2000, quand j'ai écrit le texte, j'étais moi même confronté à l'exil forcé de quelques proches obligés de partir à Paris travailler. Je le redoutais également. J'ai donc décrit le parallèle de la souffrance des bas bretons s'exilant à Nantes avec les nombreux bretons toujours obligés de quitter leur pays pour Paris.
Le studio WoodBox
Ce texte a bien entendu une portée universelle (c'est un mot à la mode) et est dédié aux personnes de tous les peuples quittant leurs terres, dans des conditions souvent bien plus tragiques d'ailleurs.
Frédéric Bouley (invité) au violon
Pour en venir à la musique, ce titre, assez calme, laisse une part belle aux instruments acoustiques. Frédéric Bouley, musicien reconnu de la scène nantaise (Talar, Beltaine, Kelien, Jeu à la Nantaise, ...) nous a fait le plaisir de nous rejoindre au violon et a par sa sensibilité magnifié ce titre! Encore un grand merci!
Ne chom ket labour ken evidon amañ Bro gozh karet ma hendadoù Ret eo din kuitaat an douar a garan Kenavo pradoù ha koadoù
Kenavo mignoned ha mignonezed Erru amzer an divroañ Poent eo mont kuit er pellder, hep levenez Ha c'hwervoni leun va c'halon
Pa soñjan en dud a yeas d'an Naoned
En ur zilezel Breizh-Izel Tremen 'ra 'n amzer ar c'hlemmoù n' cheñchont ket Me glev bremañ o dienez
'vito ' oa "Mont da Naoned da c'hortoz bezañ daonet!"
Anat splann eo bremañ d'an holl ar pezh A lazh hor bro eo 'n divroerezh N'eo ken siwazh Breizh nemet ur gouelec'h
O vont en harlu en ur gerbenn
Gast a gêrbenn, divent, dizenel Ne fell ket din kreviñ du-hont 'vat Lorc'h ur stad, soc'henn ur bobl Ul labour 'raok un testamant
Laret 'vez d'ar yaouankiz Ret eo mont da Bariz
Traduction
Il ne reste plus de travail pour moi ici Cher vieux pays de mes ancêtres Il me faut quitter la terre que j'aime Au revoir champs et bois
Au revoir amis et amies Le temps de l'exil est venu Il est temps de partir au loin sans joie Et le coeur plein d'amertume
Quand je pense aux personnes qui allèrent à Nantes Laissant leur Basse Bretagne Le temps passe, les plaintes ne changent pas
J'entends encore leur peine
Pour eux c'était « Aller à Nantes En attendant d'être maudit »
Il est maintenant évident pour tout le monde que ce qui tue notre pays est l'exode La Bretagne n'est malheureusement plus qu'un désert qui s'exile dans une capitale
Saloperie de capitale, énorme, inhumaine Je ne veux pas aller crever là-bas Fierté d'un état, hantise d'un peuple Un travail avant un testament
Continuons la présentation des titres de l'album Donemat avec le 11ème morceau, nommé Messager.
Ce texte - en français - reprend un thème qui m'est très cher : la transmission.
Ici le messager n'est pas une personne mais la culture elle même, qui porte l'enseignement des générations précédentes. Si cette culture n'est pas transmise, elle disparaît, et avec elle la vision du monde de ceux qui l'ont porté précédemment. Il s'agit donc d'un héritage transmis depuis la nuit des temps par l'humanité passée à l'humanité contemporaine. Un proverbe indien dit que la terre ne nous appartient pas, ce sont nos enfants qui nous la prètent.
On pourrait en dire autant de la culture.
Le thème musical est repris en instrumental en fin de morceau (extrait).
Le texte :
MESSAGER
Depuis la nuit des temps, ensemble nous marchons Mêlant nos pensées, nos passions Si pour moi la route s'arrêtait là Pensez-vous vraiment vivre sans moi ?
J'ai été messager, de vos pleurs, vos espoirs De vos souffrances, vos rêves, vos victoires Que restera-t-il de vos émois Quand vos destins sont liés à mes pas
Si mon coeur venait à s'arrêter qui transmettrait tous vos secrets, vos envies, vos volontés ? Ne vous resterait que les vestiges et les regrets d'un monde oublié S'éteindrait avec mon dernier jour tous vos espoirs d'éternité
J'ai franchi les frontières, traversé tant de mers Aujourd'hui je meurs à vos côtés J'ai besoin de vous pour me porter J'ai besoin de vous pour exister
Si je m'arrête un jour, je n'repartirai pas Sonnera l'heure de mon trépas Arriv'ra la fin de notre histoire Je m'effacerai de vos mémoires
Mais le jour se lève et le vent porte la bonne nouvelle de votre ardeur, votre envie, votre volonté De garder au fond de votre coeur cet héritage d'humanité De porter vivant avec ferveur cet héritage d'humanité
Photo de Daonet - Rock breton, rock celtique en concert à St Nolff le 23/06/2012
Lors de notre déplacement dans le Morbihan pour un concert sur Saint-Nolff dans la salle "La petite scène Kervel" le 23 juin 2012 (lien vers l'article de compte-rendu ), nous avions été interviewé par 2 radios.
Hervé et moi avec la radio RadioVannes.com avec en illustration sonore le titre "Tribann tribal", le billet suivant du blog relate cet entretien : Cliquez sur ce lien ;-)
Gwendal avait quant à lui été interviewé par la radio RCF basée à Ste Anne d'Auray dans le Morbihan.
RCF radio basée à Ste Anne d'Auray (56)
Cette radio vient de diffuser (le 22 septembre 2012) l'interview avec en illustration sonore 2 titres du CD "rok a raok" paru en 2008 : "Tri martolod" et "Rok a raok" et 2 titres du nouvel album "Donemat", "Kreionoù du" et "Triban tribal".
Vous pouvez écouter l'émission : Cliquez sur ce lien ;-), le début est consacré à l'accordéoniste diatonique Alain Pennec puis à Daonet, vous pourrez également écouter un titre du groupe EV.
After a comment left on the website celtimusicfan concerning the song Tri martolod and a message sent to the webmaster of the website to present Daonet band and its dynamic rock with celtic rock melodies and breton lyrics, he sent me a few questions concerning the band, the new album Donemat and also the celtic music / the breton music in Brittany, in France...
Thanks to Jose for this interview, don't hesitate to subscribe to his website to get news, album reviews about celtic music.
The celtic music fan website - dedicated to celtic music from traditionnal to rock ...
Compte-rendu du concert rock du samedi 28 juillet à Pont-Croix dans le Finistère entre Douarnenez et Audierne.
Affiche du concert Rock celtique - rock breton
3 groupes étaient programmés, Daonet (Rock breton, mélodies rock celtique), Back Ouest (pop-rock celtique) et Trouz An Noz (punk-rock breton), un quatrième groupe bonus, dans le sens où il n'était pas annoncé sur les affiches, backstabbers, a également joué pour cette soirée de concert estampillée Rock celtique dans les annonces de présentation.
Extrait du site maville.com / Ouest-France - annonce du concert de Pont-Croix (29)
Une seule averse est tombée juste avant nos balances, faisant craindre le pire ... mais aucune autre perturbation météorologique n'a été à déplorer pour le reste de la soirée. La pluie évacuée de la scène, nous avons pu nous installer pour nos balances, les balances et le son pendant le concert ont été gérés par le DJ de Trouz An Noz un très grand merci à lui ;-).
Le passage de Daonet:
Environ 1H30 de concert pour Daonet et une soirée qui a débuté vers 20H. Nous avons joué une bonne partie des titres de l'album "Donemat" et du CD "Rok a Raok".
Rock dynamique breton, mélodies rock celtique
Après une entrée en scène bien rock avec l'instrumental "O'Surfin" suivi du titre "Rok a raok" (du CD de 2008 du même nom) puis de "Donemat" chanson rock en breton aux mélodies celtiques intégrant de la flûte irlandaise, etc. notre prestation a été bien dynamique avec une courte accalmie au milieu du set avec en particulier le titre "Mont da Naoned" avant de repartir de plus belle avec différents titres dont le funk "Nerzh-kalon" ou le plinn / punk-rock "Kreionoù du". Nous avons terminé le concert par le rock celtique "Tribann tribal" et notre version du traditionnel "Marv Pontkalleg".
Le concert était comme généralement agrémenté par Gwendal de rappels historiques et contextuels, de traductions, d'anecdotes. Explications données en particulier en préambule du titre "Kan Bale Sant Albin" (chant de marche de St Aubin du Cormier) en ce 28 juillet date anniversaire (28/07/1488) de la bataille de Saint Aubin du Cormier (35) évoquée dans cette chanson (cf. texte ecrit par Gwendal et extrait sonore).
Le public nous a également fait le plaisir de répondre à nos invites et de donner de la voix avec nous, de danser et de taper des mains sur de nombreux titres dont par exemple nos versions de "Tri martolod" ou de l'hymne national breton le "Bro gozh ma zadoù" mais également sur nos compositions rock ... :-)
Back Ouest
Le groupe costarmoricain Back Ouest (de Paimpol) que nous croisions pour la première fois a enchaîné avec du bon rock celtique aux textes festifs, des mélodies à la flûte irlandaise, au binioù-kozh, à la bombarde et de bons chorus de guitare.
Backstabbers
Backstabbers, groupe punk-rock dont un des guitaristes a participé au label rennais Mass Prod (label qui a produit en 2009 la compilation "Rock e Breizh - 30 ans de rock en breton" dans laquelle le titre "rok a raok" de Daonet avait été intégré tout comme un titre de Trouz An Noz ...) a suivi avec du Rock brut, du gros punk qui tâche et visiblement assumé :-).
Trouz An Noz
Le groupe Trouz An Noz de St Brieuc a clôturé la soirée avec son répertoire punk-rock breton, nous avions déjà partagé la scène avec eux à la fête de la langue bretonne à Cavan (22) (avec Dom Duff, Francis Jackson, Lik ha lik, Brieg Guerveno.) et lors d'un concert à la salle de la cité à Rennes (avec également les Ramoneurs de menhirs, Gilles Servat, Bernez Tangi, Lik ha Lik) .
Affiche d'annonce des concerts de Donemat tour ;-)
La boutique à l'issue du concert nous a permis de proposer aux spectateurs nos CD bien sûr, ainsi que notre affiche qui a également eu beaucoup de succès, des affiches au graphisme réalisé par Lionel Harnois et intégrant le magnifique lutin-musicien créé par l'artiste peintre - illustrateur Brucéro pour notre album "Donemat" ;-) ...
Une des photos prises par Lionel pour l'album "Donemat"
Gwendal, Hervé et moi-même tenons à remercier chaleureusement les organisateurs (asso, bénévoles etc.) pour leur accueil et les spectateurs pour leur participation, si vous avez des photos à partager de ce concert n'hésitez pas à nous contacter ...
Notre CD "Donemat" est disponible via Coop Breizh dans les bacs des disquaires et autres Espaces multimédia (nous avons réalisé un nouveau pressage récemment ) et en numérique sur les plateformes habituelles ... vous pouvez le découvrir en écoute via les sites Deezer, spotify ...
flyer nouvel album Daonet "Donemat"
L'ensemble de nos titres de "Donemat" mais également de "Rok a raok" et de "Da c'hortoz bezan Daonet" sont également disponibles en numérique via notre site web : Les liens sont dans cet article du blog de Daonet.
Le 28 juillet, Daonet jouera dans le Finistère à Pont-Croix dans l'enceinte d'un ancien monastère pour 1H30 de concert de rock breton, de rock celtique, Les groupes Back-Ouest (pop-rock celtique) et Trouz an Noz (punk-rock breton) participeront également à cette soirée.
Nous allons prendre quelques congés sur le mois d'août pour revenir frais et dispo pour la rentrée ...
Pour être au courant des news au jour le jour, ça se passe sur ce blog , ou sur la page facebook de Daonet. N'hésitez pas à indiquer que vous aimer la page FB et à relayer nos infos ;-)
A galon
Le groupe Daonet http://www.daonet.eu
Contacts scène : +33 628 362 994 - +33 698 150 909
Je ne regrette vraiment pas d'avoir proposé à la Fnac de réaliser ce showcase, ni de sa programmation lors de la fête de la Bretagne ;-) .
Daonet pendant le showcase, photo de Jean-Paul VERJUS
Merci à Ellyn de la Fnac pour l'accueil et à Laëtitia, l'ingé son gérant les showcases à la fnac de Nantes, pour un son au top, nous avons eu la possibilité d'envoyer les décibels pour la sélection de titres joués ...
En effet, le mini-concert de Daonet à la Fnac pour la promotion du nouvel album Donemat a été bien rock avec un choix de titres rock dynamiques présents sur le CD en raison du format condensé du créneau de passage, et un début de concert puissant avec le titre "kreionoù du".
Cela nous a permis d'offrir une demie heure de rock du nouveau disque à un public présent dans la salle du forum au deuxième étage de la fnac, mais également à l'extérieur de la salle. Une fréquentation intéressante donc malgré la météo clémente de ce samedi après-midi sur Nantes. Il faut dire que dès les balances au cours desquelles nous avons joué notre version de "tri martolod" du précédent CD et le funk-rock en breton "Nerzh-Kalon", les personnes présentes dans la Fnac ont bien été averties de la tenue du concert et de la nature, du style de celui-ci. Même les personnes qui n'avaient pas vu les affiches annonçant depuis 1 mois le showcase ou fait attention aux annonces sonores, ont été alertées par ce ramdam :-).
Photo de Jean-Paul vue du public assis et debout à l'entrée de la salle
Hervé photo d'Aurélia
Photo de Jean-Paul, non Gwendal n'est pas tombé ...
Nous remercions également Jean-Paul VERJUS, Aurélia GAGNON pour les belles photos, Aurélia qui arborait un superbe tee shirt noir ... Daonet :-),
Dédicace de l'affiche de Daonet pour Aurélia
merci à Nadine pour la vidéo.
Extrait du titre "Nerzh-kalon"
Extrait de notre version du traditionnel "Marv Pontkalleg"
En sortant du mini-concert, j'avais pu voir l'avancement de l'installation de la fête Brezhoneg L.A. square Jean-Baptiste DAVIAIS avec les bénévoles en action pour le concert du lendemain. Le billet concernant cette fête et ce concert dont vous pouvez déjà pu voir des photos et une vidéo de Gwagenn TV intégrant un court extrait de Daonet dans un précédent billet sera prochainement publié ...
Qu'est-ce qui est petit, mignon et qui colonise actuellement les bars de la région nantaise ? Besoin d'indices ? Il est en carton, rectangulaire et mesure environ 9 cm de côté ?
Sous bock Donemat édité par la brasserie artisanale de la Divatte
Il s'agit d'un tout nouveau sous bock représentant au recto le visuel de notre nouvel album. Si vous en trouvez, il est collector ! Il a été édité par la brasserie artisanale de la Divatte pour annoncer le week-end de 11ème anniversaire de la bière Trompe Souris.
Cette bière produite à la Chapelle Basse Mer est distribuée exclusivement dans la région nantaise. Il s'agit d'une micro brasserie qui privilégie la qualité et la proximité :-)
Nous jouerons donc pour fêter les 11 ans de la brasserie le samedi 9 juin à la Chapelle Basse Mer. Le lendemain dimanche 10 juin auront lieu des portes ouvertes, avec un marché fermier, un repas et un spectacle de marionnettes.
Une bonne occasion de découvrir une sympathique brasserie pour un week-end à déguster avec modération ;-)
Unique instrumental de l'album, nous le jouons habituellement sur scène à deux guitares qui se répondent. Chacun des 2 guitaristes alternent rythmique et chorus sur le rythme lourd et entêtant asséné par la batterie d'Hervé et la basse.
Habituellement, en concert, la basse est jouée par un expandeur piloté par ma guitare synthé, chaque note de guitare étant analysée et rejouée une octave en dessous avec un son échantillonné de contrebasse.
Photo : O Surfin joué lors du concert de Daonet au festival des Filets bleus à Concarneau en 2011
Je débute ce titre en rythmique à la guitare et à la basse (avec la 5 cordes Sandberg) rejoint par Gwendal en chorus.
Comment présenter le chorus de Gwendal : imaginez les pas sautillants du lutin musicien facétieux créé par Brucéro pour Daonet. Gwendal prend ensuite la rythmique en accords de puissance alors que je passe en mode chorus en faisant hurler ma guitare ;-), pour cet enregistrement j'ai d'ailleurs inauguré une nouvelle guitare, une Dusenberg double cat (apparté pour les guitaristes) ...
Le début de la bande son de la vidéo suivante est un extrait du titre "O Surfin" ...
Le titre O'surfin signifie "en surfant" en breton mais "surfin e Breizh", surfer en Bretagne ce n'est pas "Surfing USA" petit clin d'oeil chanté en fin de morceau ... faisant référence au célèbre morceau des Beach Boys de 1963 même si les morceaux n'ont vraiment pas grand chose à voir musicalement ;-) pas de rythmique à la Chuck Berry ni de choeurs à la Brian Wilson. Mais quel plaisir de le jouer, et on espère que c'est également un plaisir pour vous de l'écouter ...
Cette gwerz (complainte en breton) est issue du Barzaz Breiz, un recueil de traditionnels bretons collectés au 19ème siècle. Elle raconte l'histoire du marquis de Pontkallec qui a été décapité sur la place du Bouffay à Nantes en 1720 en tant que chef d'une conjuration bretonne contre la France.
Cette chanson fait partie des "classiques" de la musique bretonne avec nombre d'interprétations connues : Gilles Servat, Tri Yann, Alan Stivell ...
En tant que nantais, cette histoire nous touche particulièrement puisqu'elle se dénoue à Nantes dans une place centrale de la ville, où la vie - particulièrement nocturne - est très active. En effet, le quartier du Bouffay est le centre historique de Nantes avec énormément de bars et de restaurants.
Nous avons donc décidé de reprendre ce morceau en lui insufflant une énergie rock mais avec la volonté de conserver l'esprit initial de l'air et de ne pas trop accéler le tempo, de la même façon que nous l'avons fait pour Tri Martolod et le Bro Gozh ma Zadoù.
Il en résulte une interprétation assez punk du titre traditionnel mais qui reste assez fidèle à "l'original".
Pour ce qui est du texte, la version du Barzaz Breiz contient 11 strophes. Il a donc fallu opérer un choix dans le texte pour raccourcir le morceau et rentrer dans un format rock. Nous n'avons donc conservé que 4 strophes de l'original et avons ajouté au texte 2 strophes finales pour ancrer cette histoire dans le présent et se projeter dans l'avenir : rappelez-vous de ceux qui ont défendu l'identité bretonne, cette ville dans laquelle nous festoyons est également un lieu de mémoire.
En 1979, une plaque a été posée pour rappeler aux nantais le lieu de l'exécution de Pontkallec et de ses co conjurés. Une polémique a démarré en septembre dernier car cette plaque a été détruite lors de la réfection de la place du Bouffay et la copie effectuée pour la remplacer étant de mauvaise facture, rien n'assure actuellement que la plaque commémorative retrouvera sa place. Affaire à suivre donc ...
Rappel historique :
L'unité de la Bretagne et de la France a été votée à Rennes par le parlement de Bretagne en 1532. Cet Edit d'Union spécifiait qu'il ne serait jamais porté atteinte aux privilèges, exemptions, franchises et libertés octroyés aux bretons par leurs ducs, et qu'ils continueraient à en jouir à perpétuité sous réserve seulement des modifications que proposeraient les Etats de Bretagne dans l'intérêt du pays.
En 1717, 40 ans après la révolte des Bonnets Rouges (1675), les Etats de Bretagne refusent de voter un don gratuit réclamé par l'intendant du roi.
Montesquiou, le commandant en chef, représentant du pouvoir central décide alors de dissoudre l'assemblée! Le parlement de Rennes fait porter ses remontrances: "La dissolution des Etats porte atteinte au traité d'union de la Bretagne à la couronne qui est le titre nous unissant à la France". Le régent doit capituler et rappelle les Etats.
De nouveaux incidents éclatent quand le conseil du roi se permet d'annuler une décision des états interdisant des taxes sur les boissons. Le Parlement interdit sous peine de poursuite de percevoir en Bretagne des impôts non autorisés par les Etats. Le Conseil royal envoie la force publique rayer sur les registres du Parlement les arrêts interdisant la perception de ces taxes.
A la mi-septembre 1718, des gentils-hommes fondent une union pour la défense des droits et privilèges de la province de Bretagne.
En avril 1719, ils décident de solliciter l'aide du roi d'Espagne alors que la France est en guerre avec l'Espagne. Le chef de la conjuration est à ce moment là le marquis de Pontkallec. De tous côtés la Bretagne s'agite, il faut faire intervenir les troupes pour faire payer l'impôt aux paysans, des révoltes éclatent.
Les conjurés attendent le débarquement promis des Espagnols, qui n'arrivera jamais. Trahis, les dirigeants Pontkallec, Montlouis, du Couëdic et Talhouët-Le Moyne sont arrêtés et décapités le 26 mars 1720 à Nantes, sur la place du Bouffay.
Ur werzenn nevez zo savet;
War markiz Pontkalek eo gret;
Mignon a oa d'ar Vretoned,
D'ar vourc'hizien ne laran ket;
Ha-pa oa digouet e Naoned,
E oa barnet ha kondaonet;
Da Bontkalek deuz int laret:
- Aotrou markiz, petra peuz gret?
- Pezh a oa dleet d'in d' ober;
Ha grit-hi ive ho micher.
Maro neb a gare he vro
Hag her greas betek ar marv;
Dalc'hit soñj mar plij Naonediz
Amañ voe lazhet ur markiz
El lec'h ma tañs ar yaouankiz
'n amzer-se oa savet ur werz
savet war Bontkalek a-benn
ma vefe e stourm kendalc'het
Une nouvelle complainte a été écrite sur le marquis de Pontkallec
C'était l'ami des bretons, des bourgeois je ne dis pas
Et quand il fut amené à Nantes, il fut jugé et condamné
Ils demandèrent à Pontkallec
-Monsieur le marquis, qu'as-tu fait?
- Ce que je devais faire et faites aussi votre métier
Il est mort celui qui aimait son pays
Et qui l'aima jusqu'à la mort
Rappelez-vous nantais,
Ici fut assassiné un marquis
A l'endroit où danse la jeunesse
En ce temps,il fut composé une complainte sur Pontkallec
afin que son combat perdure
Le 8ème titre de l'album Donemat est une chanson d'amour en français. Le texte se passe de commentaires, je tiens à ce que ce blog reste accessible aux mineurs ;-)
La musique elle se veut dans la veine des chansonnettes pop des années 60 des Beatles, Kinks et autres Beach Boys. Le tempo est plus lent, la basse et la guitare sont très mélodiques. Pour l'occasion, j'ai ajouté une partie de clavier, style piano électrique.
En live, Hervé sort le tambourin et le public est invité à terminer le morceau en choeurs avec nous.
Extrait :
Le texte :
Salon intime
Deux verres vides sur la table, une lumière tamisée
Des coussins confortables, nous deux le canapé
C'est quand tu me regardes de ton sourire complice
Que mon genou s'attarde pour effleurer ta cuisse
Plus rien ne compte alors pour nous que ces gestes,
Une envie irrésistible
De partager ensemble tendresse et caresses
Nos deux corps qui s'attirent
Détacher tes cheveux, caresser ton visage
Me noyer dans tes yeux, dénouer ton corsage
T'embrasser tendrement, enlever ton collier
Tes bracelets tes rubans, pour enfin se coller
Nos vêtements sous la table, nos deux corps enlacés
Deux amants insatiables, un décor embrasé
7ème morceau de Donemat, il s'agit du titre le plus funky.
Le texte est une illustration de la citation d'Ismael Mérindol :
Rien n'existe qui n'ait au préalable été rêvé
Il faut garder courage, et continuer à vivre ses rêves !
Extrait de l'album :
Le Texte :
NERZH-KALON
Laret zo bet din arabat huñvreal
N’eo ket marvailhus ar vuhez
D’am soñj ret eo derc’hel fiziañs
Hag e kendalc’himp a gerzhout a-gevret
Ne fell ket dimp mont gant un hent raktreset
N’eus forzh penaos ni a zalc'ho war-sav
‘vidomp ne vo paouez ebet betek hon trec’h
Hag ar greñvañ e vo hor youl atav
Me a zalc'ho nerzh-kalon da viken
'keit ma vo spi em spered
COURAGE
On m'a dit qu'il ne fallait pas rêver
Que la vie n'était pas merveilleuse
Je pense qu'il faut garder confiance
Et nous continuerons à marcher ensemble
Nous ne voulons pas suivre un chemin tracé d'avance
De toute façon nous tiendrons debout
Il n'y aura pas de halte jusqu'à notre victoire
Et notre volonté sera toujours la plus forte
Je garderai toujours le courage
Tant que j'aurai de l'espoir en tête
Ce texte a été écrit au début des années 2000, lorsqu'un groupe de personnes, mené par Jean-Loup Le Cuff, s'est élevé contre un projet d'enfouissement d'ordure ménagères sur le site de la bataille de Saint Aubin du Cormier.
Pour rappel, le 28 juillet 1488 se déroula en ce lieu une très grande bataille entre l'état breton indépendant et l'état français. C'était une bataille internationale car, par le jeu des alliances, de nombreuses nationalités étaient présentes sur le champ de bataille ce jour là.
Le combat fut terrible et les Bretons se firent écraser. Cette défaite a sonné le glas de l'état breton, le duc François II, père d'Anne de Bretagne décédant de chagrin quelques jours plus tard. On connait l'histoire, Anne de Bretagne fut contrainte d'épouser deux rois de France consécutivement afin d'asseoir l'union de la Bretagne à la France, qui ne sera scellée qu'en 1532 par l'Edit d'Union, accordant tout de même une certaine autonomie à la Bretagne, celle-ci conservant entre autres son parlement.
Le fait qu'au début des années 2000 certains négligent cet épisode primordial de l'histoire bretonne n'est pas anodin et participait à l'opération de sabordage systématique de la conscience bretonne. Que le collectif MAB se soit levé pour faire avorter ce projet est porteur d'espoir : il existe des forces vives capables de se mobiliser pour conserver cette identité bretonne.
Cette chanson est bien sûr dédiée à tous ceux qui se mobilisent pacifiquement pour défendre la culture bretonne, et toutes les cultures non officielles car non supportées par un état. Les exemples sont nombreux...
Le terme "Kan Bale" qui signifie "Chant de marche" peut paraître guerrier. Il s'agit surtout d'un clin d'oeil à d'autres Kan Bale, en particulier ceux de Glenmor : "Kan Bale an ARB" et "Kan Bale Nevenoe".
Extrait :
Le texte :
D'an eizh warn-ugent a viz Gouere
Mil pevar c'hant eizh ha pevar-ugent
Tomm oa an amzer, an dour a rede
Sklaer ha fresk 'raok ar gejadenn
Alamanted, Kastilhaned
Saozon ivez g' ar Vretoned
Daouzek mil soudard kalonek
D'an emgann ouzh ar C'Hallaoued
Spouronus, skrijus e voe ar stourmad
Ul lazhadeg vras a voe an deiz-se
An douar, an dourioù ruz gant ar gwad
A zalc'ho soñj da virviken
Eus an holl vroioù kalz paotred
A chomas war an dachenn-argad
Marv 'vit un uhelvennad
Kentoc'h mervel eged em saotrañ
Pemp kant bloavezhiad dour o deus redet
Ha ne soñjer ket ken
Er baotred yaouank zo bet aberzhet
O tifenn an dugelezh
Ouzh ur roue lorc'hek
C'hoantek eus hon arc'hant
Diktatour digalon
Ha korvigellek
Pemp kant bloavezh zo tremenet
Met ar stourm zo chomet
Anvioù zo bet cheñchet
Met an doare n'eo ket bet
Tud Pariz a gendalc'h
Da nac'hañ Breizh a-bezh
Hon istor, hon eñvor,
Hor pobl hag hor yezh
Bremañ o-deus c'hoant da saotrañ
Ar re varv, ar soudarded
Peogwir ne zoujont ket
Zoujont ket da netra
Na d'o enebourien, na d'o re
Na da forzh petra
Den ebet nemet o gast kêrbenn
Hag o beli eta
Poent bras eo stourm gwir vretoned
Ouzh diktatourien eus Bro C'Hall
Eus pep korn a Vreizh
'mañ ar yaouankiz o sevel
N'eo ket echu istor ar vretoned
Frankiz ' vo a-nevez
Ar wezh-mañ ne vo skoilh ebet
Betek distro hon dizalc'h
Chant de marche de Saint Aubin du Cormier
Le vingt-huit juillet
Mille quatre cent quatre-vingt huit
Le temps était chaud, l'eau coulait
Claire et fraîche avant la rencontre
Allemands, Castillans
Anglais également avec les Bretons
Douze mille soldats courageux
Au combat contre les Français
Terrifiant, terrible fut le combat
Ce jour-là fut un grand massacre
La terre et les eaux rougies par le sang
Se rappelleront à jamais
Beaucoup de garçons de tous les pays
Restèrent sur le champs de bataille
Morts pour un idéal
Plutôt la mort que la souillure
Le contenu de 500 années d'eau a coulé
Et l'on ne pense plus
Aux jeunes hommes qui ont été sacrifiés
En défendant le duché
D'un roi vaniteux
Désireux de notre argent
Dictateur sans coeur
Et vicieux
Cinq cent ans sont passés
Mais le combat est resté
Des noms ont été changés
Mais pas la méthode
Les parisiens continuent
A effacer la Bretagne entière
Notre histoire, nos souvenirs
Notre peuple et notre langue
Maintenant ils veulent souiller
Les morts, les soldats
Parce qu'ils ne respectent pas
Ils ne respectent rien
Ni leurs adversaires, ni les leurs
Ni quoi que que ce soit
Personne que leur capitale
Et leur pouvoir
Il est grand temps de se battre, Bretons
Contre les dictateurs de France
De tous les coins de la Bretagne
La jeunesse se lève
L'histoire des Bretons n'est pas achevée
Il y aura de nouveau la liberté
Cette fois-ci il n'y aura pas d'obstacle
Jusqu'au retour de notre indépendance
5ème piste du disque, ce morceau donne le titre de l'album : Donemat, "bienvenue" en breton.
Le texte est une invitation aux korrigans des légendes bretonnes à revenir en ce monde trop matérialiste. Venez mes petits, avec vos tours cruels, soyez sans crainte, vous ne dépareillerez pas parmi des humains qui ont perdu la raison. Comme vous nous savons nous jouer du vivant et de la matière, et ne respectons plus grand chose. Venez, nous vous apprendrons nos méchants tours, mais en échange nous aimerions retrouver le bien précieux que nous avons perdu en route : le pouvoir de rêver.
C'est en référence à ce texte que nous avons demandé à Brucéro de nous dessiner un korrigan facétieux.
Cet être merveilleux semble sortir d'un halo surréel pour nous rejoindre.
Au niveau musical, ce titre est assez représentatif de notre style, avec une introduction à la flûte irlandaise, un chant en langue bretonne puis des solos de guitares qui pour l'enregistrement studio répondent à la bombarde.
Extrait :
Le texte :
Donemat
Didostit korriganed ha deuit ganimp da zañsal
Bugaligoù an noz, donemat
Ganeoc'h ho troioù-kamm kriz, bezit dinec'h
Desket hon eus ni ivez aozañ drougavel
Sede hor c’hoariell, donemat
Troioù fall 'nevez ganimp bezit laouen
Serret hon eus loened evel kig en ur voest
Enked hon eus ar pesked, donemat
En hor bed kenwerzh, kengreizek, bezit dinec'h
Mesked 'n eus ar planteier hag an amprevaned
Ar preizh gant e breizher, donemat
Hep berz na harzh eo hor skiant, bezit dinec'h
Savet eo bet c'hoazh ganimp, an distruj nukleel
Ar binvioù brezel, donemat
Er bed-mañ leun a aon, ni zo kollet
Prest omp bremañ da eskemm hor holl c'houzout-ober
A enep d'un tamm hor hudouriezh
Ho sekred hon eus ankounac'het
Prest omp bremañ da eskemm hor holl ouiziegezh
A enep d'un tamm
Kollet hon eus hor buhez en ur redadeg foll
Evit kaout gounidoù bras diroll
Ne vevomp ket en ur gouelec'h ken
Mar plij deoc'h korriganed, mistri war faltazi
Roit an huñvreoù dimp en-dro
Bienvenue
Approchez korrigans et venez danser avec nous
Enfants de la nuit, bienvenue
Avec vos mauvais tours cruels, soyez sans souci
Nous avons appris nous aussi à lever les vents mauvais
Voilà notre jouet, bienvenue
Nous avons de nouveaux mauvais tours, soyez heureux
Nous avons entassé les animaux comme de la viande en boîte
Avons enfermé les poissons, bienvenue
Dans notre monde commercial, centralisé, soyez sans souci
Nous avons mélangé les plantes et les insectes,
La proie avec son prédateur, bienvenue
Notre science est sans interdit ni limite, soyez sans souci
Nous avons également créé l'enfer nucléaire
Les armes de guerre, bienvenue
Dans ce monde plein de peur, nous sommes perdus
Nous sommes maintenant prêts à échanger tout notre savoir faire
Contre un peu de votre magie,
Votre secret que nous avons oublié
Nous sommes prêts maintenant à échanger tout notre savoir
contre une broutille
Nous avons perdu notre vie dans une course folle
Pour avoir des gains immenses
Nous ne vivons plus que dans un désert
S'il vous plait korrigans, maîtres de la magie
Rendez-nous nos rêves
L'émission de France 3 Bretagne en langue bretonne Bali Breizh nous avait invité à enregistrer trois morceaux de notre nouvel album en début d'année. Elle vient d'être diffusée à l'antenne :-)
De belles images, du beau son ... que du bonheur :-)
Ont été enregistrés "Kreionoù du" (34ème minute de l'émission), "Nerzh-kalon" (55ème minute) et un extrait du "Bro gozh ma zadoù" (44ème minute), trois titres issus de notre nouvel album Donemat. Pour en découvrir plus, rendez-vous sur le site officiel de Daonet.
Les Kreinoù du sont les bombes de peinture noire utilisées par les militants bretons pour barbouiller entre autres les panneaux de signalisation. Cette 4ème chanson de l'album Donemat est un hommage et soutien à ceux qui luttent pacifiquement mais avec détermination pour la réunification de la Bretagne.
Beaucoup d'énergie sur ce titre, emmené par un duo basse-batterie survolté :-)
Musique :
Le texte :
KREIONOU DU
Emsaverien e noz du Bro Naoned
Koltar o deus degaset ganto
O stourm a-enep bruderezh ar bolitikourien
oc'h ober goap outo
Kit 'ta tud yaouank kalonek,
Ret eo diskouezh dezho e vezimp atav
En hor sav ouzh ar falserien
Da sevel hor mouezhioù
Da zifenn hor bro
Arabat chom aze
An archerien zo o tostaat er pellder
Poent eo distrein d'ar gêr
Ret eo redek da chom dieub ha dinec'h
Talvoudegezh an anvioù
Touellerezh vras eo o gast a rannvro
Dalc'hit da livañ bretoned
Betek ma vo da vat adunanet hor bro
CRAYONS NOIRS
Des militants dans la nuit noire de Nantes
ils ont apporté du coltar
Luttant contre la propagande des hommes politiques
Qui se moquent d'eux
Allez donc jeunes gens courageux
Il faut leur montrer que nous serons toujours
Debouts contre les falsificateurs
Pour élever la voix
Pour défendre notre pays
Il ne faut pas rester ici
Les gendarmes s'approchent au loin
Il est temps de retourner à la maison
Il faut courir pour rester libre et sans souci
Valeur des noms
Leur sale région est une supercherie
Bretons, continuez à peindre
Jusqu'à ce que soit réunifié notre pays pour de bon
Le "Bro Gozh ma zadoù" est le troisième titre de Donemat. Il s'agit de l'hymne national breton qui a été repris par beaucoup d'artistes bretons.
L'idée nous est venue de reprendre ce morceau après avoir entendu sur Internet une version à la guitare électrique de ce morceau attribuée (certainement à tort ?) à Jimi Hendrix.
C'était comme un défi, on se devait d'en faire une version bretonne très rock !
Olivier nous rejoint à la bombarde à la fin du morceau pour lui apporter encore un surplus d'énergie.