vendredi 9 décembre 2011

Jeff Ferrand : « Daonet, une belle aventure musicale et humaine »

Pour enregistrer son CD Donemat, Daonet a fait appel à Woodbox, studio d’enregistrement localisé en Vendée. Une aventure pour le trio nantais qui a inauguré le studio.  Aux manettes, Jeff Ferrand, musicien, technicien, réalisateur. Il nous livre les coulisses de l’enregistrement. 

Jeff, qui es-tu et que fais tu ? 

Je suis musicien d’origine, j’ai été batteur d’un groupe de rock pop  pendant 6  ans, puis guitariste dans un groupe de rock indus pendant encore 6 ans. Parallèlement à la musique, je suis diplômé d’une école de marketing. J’ai décidé de créer Woodbox il y a deux ans avec une ambition : se démarquer des autres studios d’enregistrement en proposant  un service de package complet. Woodbox allie les prestations d’un studio à celles  d’un service on line par le biais d’un  site internet qui propose tous les services liés à la  production musicale pour les  artistes autoproduits et les indépendants.

Jeff Ferrand du studio Woodbox


Ma force, c’est d’être polyvalent. J’ai travaillé derrière des consoles, je possède des notions de finances et de communication, ce qui me permet de gérer et de prendre en charge complètement les artistes.

Comment s’est déroulée ta collaboration avec Daonet ?

Le groupe a inauguré le studio. J’ai ouvert Woodbox au 1 er juin. Je les remercie de m’avoir fait confiance, ils ont été courageux et patients.  J’ai rencontré trois gars sympas, avec trois personnalités différentes, des âges et expériences divers également. Nous avons découvert ensemble la configuration et le  son du studio, mis en place les solutions techniques nécessaires pour que tout se déroule dans les meilleures conditions.
Gilles à la basse fretless et Jeff
Le groupe savait exactement ce qu’il voulait à savoir un son percutant et incisif. Depuis leur passage, j’ai enregistré des groupes de rap, de métal mais Daonet demeure mon meilleur souvenir d’enregistrement. En plus, en tant que musicien, j’ai fait les premières parties d’EV. Cela m’a fait plaisir de commencer le studio par un groupe dans la même lignée que EV. C’était une expérience intéressante, aussi bien musicalement qu’humainement, une belle aventure. 

Quel est ton rôle lorsque le groupe rentre en studio ?
 
Quand un groupe rentre en studio, il éprouve un certain, engouement, puis la fatigue se fait sentir, et des difficultés se créent. Un accouchement ne se fait jamais sans douleur. Le temps et les sentiments sont accélérés et amplifiés  en studio, c’est un véritable microcosme. Mon rôle, c’est bien sûr d’effectuer les prises de sons, c’est mon métier mais pas uniquement.

La batterie avec les micros
Il faut faire preuve de psychologie, essayer de réguler les caractères, d’analyser, de comprendre les positions de chacun, la manière dont il joue, les envies...  En bref, il faut un minimum d’empathie. Ma mission consiste à trouver l’alchimie la plus cohérente dans l’intérêt de l’album.

Comment as-tu vécu le mixage ?

Ce fut un mixage très technique qui a été une période de remises en question pour tout le monde. Mais au final, je suis content du résultat, et vraiment ravi d’avoir travaillé avec eux .
La console du studio Woodbox
Propos recueillis par Chloé Chamouton